LE RÊVE  
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résumé de lecture

J.A. Hadfield
Rêves et Cauchemars
Freud - travail du rêve

Réalisations de nos désirs, satisfaire nos désirs refoulés. C'est rêves ressemblent aux rêves de jour. (cauchemar, exprime la répression du préconscient et le sens de la culpabilité dont nous cherchons à nous évadé). (31-36)

a) Déplacement: C'est l'effet de sensation qui est souvent, d'abord, déplacé. De telle manière que ce qui, dans le rêve, apparaît comme le plus important et le plus chargé d'émotion est en réalité insignifiant. Alors qu'au contraire un détail apparemment anodin est significatif. Ce qui est le plus important est ainsi déplacé et évite la censure de notre conscient. (37)

b) Condensation: Un symbole peut représenter une multitude d'idées et d'émotions.

Les mots sont transformés en images. (40)

Le rêve peut aussi se rapporté à la peur et au "mal" d'un désir. Il représente pas seulement un désir mais le problème né de ce désir. Le sujet et la raison d'un rêve ne sont pas seulement un désir mais le problème créé par ce désir. Le rêve essaye de le résoudre.

Fonction biologique d'un désir ? Incité à l'action. (45)

Le rêve n'est pas seulement un désir mais un encouragement et une inspiration, il est créateur et incitateur. (46)

Au lieu de désir, impulsion, potentialité, tendances innées, activité orienté voir (47).

Un individu peut réprimer sa conscience et la fonction du rêve est souvent de remettre dans la mémoire cette culpabilité qu'il se refuse à reconnaître. (50)

Non seulement les rêves mais tout processus de pensée est la satisfaction d'un désir. (51)

En exprimant ce que nous refoulons en nous (les rêves) ils nous indiquent non seulement nos désirs mais aussi ce dont nous avons besoin dans la vie. (70)

La fonction des rêves est une fonction de compensation. La matière qui apparaît dans le rêve est le contraire de ce qui habite le conscient et compense les manques de celui-ci. Les rêves ne concrétisent pas simplement un désir dans le sens freudien du mot, mais un besoin. Donc le rêve indique, pas son contraire, l'élément de notre conscient qui a été refoulé.

Travail du rêve: Indiquent le chemin à suivre pour que notre vie soit plus équilibrée.
Émergence des tendances refoulées. Ils disent où l'esprit inconscient veut nous mener et nous montrent la voie à suivre. Élément morale de l'inconscient, q.q.c. d'ancien, archétypique que nous ont légué nos aïeux dans notre inconscient. (74)

Freud étudie la cause du rêve et Jung étudie la finalité du rêve.

Il y a une persévérance dans le rêve, comme le tracassement dans le jour. C'est elle qui donne au rêve sa nature répétitive et sa fonction lui permettant de résoudre les problèmes. (85)


L'effet de l'exagération ou de dramatisation de la peur ou de la culpabilité dans le rêve est presque toujours plus dramatique que l'accident lui-même. Il peut arrivé que des névroses soit causé par un refoulement des émotions provenant d'un cauchemar terrifiant. (88)

Impulsions agressives, émotions, passions sexuelles, échecs moraux, sentiment d'infériorité, connaissance que nous avons de notre personnalité. Le subconscient ne pouvant s'exprimer en termes abstrait, les rêves sont transposés en langage symbolique. (89)

La déformation du rêve: Le rêve dont la première fonction est d'attiré l'attention sur le problème à résoudre, tente ensuite de suggéré une solution. Pour cela il doit altérer les faits. (91)

Les rêves sont bizarres à cause de leur symbolisme mais il ne trichent jamais avec la vérité. (92)

Dans l'analyse des rêves, expériences réelles au représentations symboliques, il est nécessaire de considérer les associations propres à l'individu. Car ceci indique une référence, un point de départ. (95)

À côté de ces rêves qui ont une signification strictement personnelle, il y a les rêves raciaux ou collectifs. c.a.d. des rêves qui évoquent des problèmes communs à toute l'humanité.
Ex: Conflits entre les désirs de l'individu et les exigences de la communauté, le problème de nos impulsions primitives et la manière de les contrôler, problèmes de culpabilité et de rébellion contre les autorités.
Ils sont exprimés par des symboles communs à toute l'humanité, qui à peu prennent la forme des mythes. (98)

Certains rêves posent seulement le problème, d'autres le résolvent partiellement, d'autres offrent une solution peu satisfaisante, enfin quelques-uns donnent la solution exacte. (101)

Ils peuvent aussi nous mettre en garde contre nous-mêmes. Les rêve est d'abord une peinture sublimée des conditions psychologiques de l'individu dans sa vie éveillée. (104)

Notre caractère, que nous considérons normal, est souvent formé de traits de caractère en réaction avec ceux que nous refoulons c.a.d. que certains rêves sont à l'opposé de ce qui nous croyons être. Ils révèlent les refoulements qui sont en nous et qui risquent de provoquer une névrose. Certains rêves ne concernent pas tellement les émotions refoulées, mais plutôt les attitudes d'esprit qui les tiennent refoulés, et qui sont donc anormales. (106)

Considérer le début comme une indication sur les problèmes et les causes possibles de nos névroses et la fin comme une suggestion de solution de ces problèmes ou un message consolant. (110)

Le rêve remplace l'expérience et cette expérience donne confiance. Leurs effets sont spontanés et, comme dans les autres processus du subconscient, sont des effets par associations, suggestions et analogies. Nous les ressentons sans la coopération de la raison. Bien qu'ils soient faits pour cette coopération. (111)

Pour lui, le subconscient, les symboles sont de sa propre fabrication et déjà associés, dans son esprit, à certaines émotions correspondantes. (113)

C'est parce qu'en fait, nous ne comprenons pas nos problèmes émotionnels que nous sommes obligés de les traiter par l'analogie. le mythe et la parabole. C'est précisément la fonction du rêve. (115)

La nature au complet tant toujours vers un état d'équilibre. Nos mécanisme intérieur travail sans cesse à rétablir l'équilibre. Ex. fonction de compensation des rêves. Aussi de même, dans le sommeil, le corps reprend des forces, de même le processus de restauration de notre vie émotionnelle est mis en marche pour que l'équilibre se refasse. Quelques soient les choses qui nous tracassent, nous en rêvons. (117)

Ils ont fonction de résoudre aussi bien nos problèmes conscient qu'inconscients. (119)

Un rêve peut se concentrer sur un problème présent et conscient, puis conduire vers diverses solutions, prenant chaque fois une autre dorme symbolique. (120)


FREUD: Les tendances dynamiques sont uniquement sexuelles et que le but du rêve est de nous faire dormir, et que le rêve serait uniquement la satisfaction d'un désir refoulé, nous permettant Ainsi de dormir.

La fonction du rêve est de résoudre un problème, celui-ci naît presque toujours d'un désir, mais il ne se contente pas de le satisfaire.

JUNG: Les rêves sont créateur et constructifs et qu'en eux résident des éléments purement archaïques (non dérivé de l'expérience personnelle). Que les rêves concernent nos besoins et non pas nos désirs. Et sont souvent compensatoires, puisqu'ils offrent des solutions pour résoudre des problèmes exprimant ce qui est refoulé en nous. (121)

Le rêves se préoccupe de tous nos problèmes non résolus, conscients ou inconscients, y compris de nos difficultés matérielles de la vie quotidiennes. (122)

Chaque individu possède ainsi des potentialités naturelles permettant l'équilibre de la personnalité dans sa totalité, soit par le relâchement, soit par la coordination de ces potentialités. (123)

Les rêves sont le prolongement de notre vie psychique durant le sommeil mise en face des problèmes qui la préoccupent. (124)

Il peut avoir refoulement de solution dans l'inconscient chaque fois que nous sommes confrontés avec quelque ennui, ou problème, il s'éveille en nous plusieurs solutions. Mais les exigences pratiques de la vie nous obligent à choisir, et nous rejetons certaines solutions au bénéfice d'une autre de manière à pouvoir aller de l'avant dans notre travail.

Inconscient: Consiste en instinct et forces, soit refoulés, soit encore non émergés dans le conscient.

Le conscient travail par la raison, la logique, la déduction scientifique. Le subconscient travail par les analogies, les similarités, les associations et les suggestions.

Le subconscient a d'autres moyens d'arriver à ses fins, en travaillant dans le symbolisme, l'allégorie et autres déformations. De cette façon, il n'appelle pas l'hostilité des forces d'inhibition. (135)

Il semble que ce soient ni les idées, ni les émotions qui demeurent en nous, mais les conditions leur permettant de revivre, exactement comme un disque permet les reproduction musicale.

Première partie du rêve donne le problème et reproduit de façon saisissante les expériences qui l'ont précipité. Il peut aussi faire revivre le symptôme névrotique: peur, douleur physique, culpabilité ou perversion sexuelle. Le milieu du rêve s'efforce de traiter le problème. Enfin dans la dernière partie un essai est toujours fait vers la solution du problème. (138)

Parfois, problème et solution sont contenus dans un seul et même rêve, mais plus fréquemment une série de rêves de formes même différentes est nécessaire pour aboutir à la solution. Donc nous pouvons avoir une série de rêves, soit dans la même nuit, soit au long de plusieurs mois, ou même d'années. (142)

Nous faisons rarement un rêve qui nous dise exactement ce qu'il signifie. Il tergiverse, suggère des choses désagréables sur notre compte, mais par des voies détournées, en ayant l'air de faire des reproches à d'autres personne alors qu'ils nous visent en réalité. Il parle par symboles, paraboles et analogies. (147)

Le symbole est là pour rendre plus saisissant à l'esprit ce que l'inconscient essaye de communiquer. Un symbole est une représentation physique d'une idée abstraite ou d'une émotion difficile à exprimer. La première fonction d'un langage symbolique est de rendre claires certaines idées abstraites et d'exprimer des sentiments et des émotions indéfinissables autrement. L'acte (dans le symbole) est souvent plus expressif que les mots (ex: drapeau national). Il faut tenir compte des sens spécifique qu'ils prennent pour chaque individu en particulier. (148)

Ainsi dans le rêves s'accomplissent vraiment les actes qui, dans la vie, ne sont que des images exprimant une idée. (ex: dire d'un homme qu'il me rend malade, dans le rêve, en songeant à cette sorte d'homme, nous nous verrions quitter sa maison et vomir sur le seuil). (153)

Ainsi quand un rêve cherche à exprimer l'idée de cause et d'effet, il ne peut le faire qu'en termes d'antécédent et de conséquent, en mettant une chose après l'autre.

Une forme d'esprit primitif. Il est incapable de raisonner logiquement car l'idée de cause à effet est abstraite. Il comprend simplement qu'une chose arrivant après une autre, la seconde est causé par la première. Ex: Je viole un tabou, une tempête se déchaîne, alors je pense que la tempête à éclaté à cause que j'ai violé un tabou. (154)

Dans le rêves les idées prennent forme humaine et les traits de caractère sont représentés par les gens qui les possèdent. En d'autres termes, dans nos rêves, les pensées, sentiments et attitudes de l'esprit sont souvent personnalisés ou ils peuvent utilisé des élément naturel ou animal pour s'exprimer.

Les rêves sont donc des drames dans lesquels les acteurs sont toujours une part de nous-mêmes. Notre personnalité est à facettes, nous avons notre bon côté, nos côtés insolent, ingrat, paresseux. Il y a souvent conflit entre eux, ce qui crée les problèmes reproduits dans nos rêves. Tous ces aspects sont personnalisés et jouent une scène. (158)

Le moi est ce personnage de notre personnalité avec lequel nous nous identifions, notre caractère accepté ou dominant. Mais cette identification change parfois au cours du rêve c.a.d. un passage d'une identification à une autre. (160)

C.G. Jung
Conscience: est un phénomène éphémère qui affecte toutes les adaptations et orientations momentanées.

Inconscient personnel: qui se compose en premier lieu des contenus devenus inconscients, soit parce qu'ils ont perdu leur intensité et sont par conséquent tombés dans l'oublie, ou parce que la conscience s'en est retirée (refoulement), et ensuite de ces contenus, perceptions sensibles en partie qui, par suite de leur trop faible intensité, n'ont jamais atteint la conscience t sont pourtant entrés de quelque façon dans la psyché.

Inconscient collectif: héritage de possibilités représentatives, qui n'est pas individuel, mais généralement humain, même généralement animal et constitue le fondement proprement dit du psychisme individuel.

Inconscient: est la source des forces stimulantes de l'âme et des formes ou catégories régulières (archétypes). Et peut percevoir, penser, sentir, se souvenir, se décider et agir inconsciemment. Donc des activités semblable au conscient.

Anima: La maîtrise de soi est un idéal masculin. On l'atteint en refoulant ses sentiments. Le sentiment est une vertu spécifiquement féminine. Donc, ce faisant, il accumule en son inconscient cette éffémination ou sentimentalité qui, lorsqu'elle se manifeste, trahit l'existence en lui d'un être féminin. Ces sentiments de l'anima sont arbitraires et lunatiques. (émotion non maîtrisé, sentiment irrationnel)

Animus: Lorsqu'il se manifeste en elle, ce ne sont pas du sentiment qui apparaissent, elle se met à discuter et à raisonner. Ils sont dépourvus de logique et de raison (compréhension irrationnelle). Ce qui peut expliqué aussi la force et la fermeté souvent extraordinaires que développent précisément des femmes très féminines (un jugement non pensé).

Un fait psychique quelconque ne peut évidemment devenir contenu de conscience que s'il est pourvu du caractère représentatif, s'il est imaginable. J'appelle donc images tous les contenus conscients parce qu'ils sont des reproductions de processus cérébraux.

D'une manière purement formelle, on peut dire que le psychique est considéré comme conscient à partir du moment où il entre en relation avec le moi. Si cette relation n'existe pas, le fait est inconscient.
Ex: Un projecteur

C'est mon âme qui, avec sa richesse en images, prête au monde couleur et son, et ce que je considère comme une certitude rationnelle réelle entre toutes, l'expérience, est formé d'images psychiques. Il ne reste donc en somme plus rien qui soit expérience immédiate, si ce n'est le psychique même. Tout est transmis, traduit, filtré, allégorisé, déformé et même falsifié par lui. (74)

Tout affect a une tendance à devenir un complexe autonome, à se détacher de la hiérarchie de la conscience et, dans la mesure du possible, à entraîner le moi après lui. L'oublie et le lapsus de Freud par exemple. (84)

Attitude: Une forme d'adaptation à une situation, donc une activité du moi conscient, donc une intention marquée. L'attitude ou la façon de penser n'est pas toujours le produit de la volonté. Une attitude peut s'imposer à l'encontre de la volonté consciente. Elle s'impose à la conscience de l'intérieur ou de l'extérieur que si, à l'intérieur du sujet, q.q.c. est prêt à le recevoir, alors il se transformera en complexe autonome.

Erich Fromm
Le language oublié
La plupart des rêves ont un caractère commun, ils n'obéissent pas aux lois de la logique qui gouverne la pensée de la veille.

La ressemblance qu'offre les produits de l'esprit créateur endormi avec l'une des plus vieilles créations de l'homme, les mythes.

La langue symbolique est une langue dans laquelle les expériences intimes, les sentiments ou les pensées sont exprimés comme s'ils étaient des expériences ou des événements du monde extérieur. Il obéit à une logique dans laquelle les catégorie fondamentales ne sont pas l'espace et le temps, mais l'intensité et l'association.

Il est d'une grande facilité à expliqué le fonctionnement d'une machine, mais expliqué un sentiment est très difficile.

La langue symbolique est une langage dans lequel le monde extérieur est le symbole du monde intérieur, le symbole de l'âme et de l'esprit, ce qu'il symbolise nous est intérieur.

1- Symbole conventionnel: Le langage quotidien. Ex: le mot table, nous voyons le mot "T,A,B,L,E", ou l'entendons prononcer, des lettres représentent q.q.c. de différent d'elles-mêmes. Elles représentent l'objet TABLE que nous voyons, que nous touchons et dont nous nous servons. Il n'y a pas de rapport avec la vocable "table" et l'objet. La seule raison pour laquelle le mot symbolise l'objet est la convention qui décide d'appeler tel objet particulier de tel nom particulier. Les images aussi peuvent être un symbole conventionnelle. Ex: un drapeau qui détermine une région du globe terrestre. Il n'y a pas encore ici un rapport naturel entre les couleurs du drapeau et celle du pays, c'est une convention.

2- Symbole accidentel: Ces symboles sont liés à un état d'âme. Ex: une ville où un incident marquant est arrivé alors dans le rêve, la ville va représenté ce sentiment. Mais le même symbole peut représenté autre état d'âme dépendant de la personne et de ses expériences psychiques. Donc entièrement personnel.

3- Symbole universel: sont enracinés dans l'expérience de chaque être humain. Propriétés (corps humain, sens et esprit) communs à tous. De même que nous n'avons pas besoin d'apprendre à pleurer pour traduire la tristesse, ou à rougir pour manifester la colère. Que l'on recule aussi loin que l'on veut il y a des expériences sensorielles et émotionnelles vécues par tous les hommes, de toute les civilisations. Ex: pleuré.

Il peut y avoir plusieurs signification à ces même symboles comme le feu. Dans une partie du monde le feu peut être vue positif et dans une autre négatif (un dialecte).

Les rêves sont riches de signification, la voie royale de Freud.
Rêve: le signe, riche de signification, d'un monde de l'activité mentale se manifestant dans le sommeil. (14-24)

Physiologiquement, le sommeil est une condition de régénération chimique de l'organisme; alors qu'aucune action ne se produit, et que la perception sensorielle est presque entièrement aboli, l'énergie est restaurée.

La manière dont nous pensons est en grande partie déterminée par l'action que nous accomplissons et par l'objet qui, au cours de cette action, suscite notre intérêt. Ex: chacun va voir une forêt à sa façon, dépendant de ses occupations ou de ses activités mentale du moment.


Dans l'état de veille, les pensées et les sentiments répondent directement à l'excitation, afin de posséder une sorte de maîtrise du monde environnant, de le modifier, de nous défendre contre lui. L'homme est soumis aux lois qui gouvernent la réalité. Tandis que quand nous dormons, nous n'avons nul souci de soumettre le monde extérieur à nos desseins. Délivrés du fardeau du travail, du devoir de défense ou d'attaque, nous n'avons plus à surveiller ou à dominer la réalité.

Étant délivrer des ces nécessité de l'état de veille ont se retrouve en face du "Je suis", de son monde intérieur. On pourrait se donné l'image suivante: Nous nous retrouvons dans une forêt où il y a un village. Nous nous occupons normalement du train quotidien. C.a.d. s'occuper à manger, à travaillé, à discuté etc. ... le lot de l'état de veille. Le sommeil serait l'équivalent de sortir du village, d'allé dans la forêt, regardé les arbres, les animaux, écouté les oiseaux etc. ... Toutes c'est chose était présente quand nous étions dans le village, mais nous étions trop distrait. Notre conscient était occupé à autre chose. Alors qu'à l'état de sommeil tout ce processus est endormis. Alors nous faisons face à nous-mêmes. (24-43)

L'état du sommeil, caractérisé par l'absence d'action, voire de toute puissance d'action, des catégories logiques sont pourtant employées, qui ont référence seulement à l'expérience de soi-même. (30)

Trois théories du rêves: (44)
1- Production exclusivement irrationnelle.
2- Production exclusivement rationnelle.
3- Production ambivalente.

Freud: nous avons en nous des forces, des sentiments et des désirs qui motivent nos actions et desquels, cependant nous n'avons pas conscience (l'inconscient). Donc il y a un élément de censure, c.a.d. qu'ils ne deviennent pas conscient. Elles continuent de vivre, qu'elles trouvent à s'exprimer sous formes multiples, mais d'une manière telle que nous n'avons pas conscience de leur entrée clandestine, par la petite porte. Ils sont si totalement déformés et déguisés que notre pensée consciente ne sait reconnaître leur véritable identité. La conscience peut-être horrifié par ces sentiments ou désirs. (44)

L'oubli ou le lapsus: l'oubli par exemple d'un nom d'une personne que l'on connaît. Quelque chose en nous, se refuse à penser à ce nom. Car il peut-être associé à la peur, à la colère ou à une autre émotion. Que notre désir d'écouter cet aspect pénible nous conduit ;a oublier le nom auquel il est associé. Le lapsus peut exprimer un désir secret. (47)

Freud: Les forces qui motivent notre vie de rêve sont nos désirs irrationnels. Dans le sommeil, viennent à la vie des pulsions dont nous ne voulons ni ne savons reconnaître l'existence quand nous sommes éveillés (ex: haïr, ambition, jalousie, désirs sexuels) que nous excluons de notre conscience, trouvent à s'exprimer dans le rêve. Qui ont leurs sources dans l'enfance (les désirs irrationnels). (48)

Freud: La société a, entre autres, pour fonction de permettre à l'homme de réprimer ses penchants immoraux et sociaux , et le faisant, d'acquérir une valeur sociale. Cette transformation du mauvais en bon s'opère par le truchement de mécanismes:

1- Formation de réaction: La répression d'un penchant mauvais, ex: le sadisme, conduit à la formation de la pulsion opposée, la bienveillance dont la fonction est, d'empêcher que le sadisme refoulé ne s'exprime dans la pensée, l'action ou le sentiment.

2- Sublimation: Le phénomène par lequel la pulsion mauvaise est séparé de ses buts originellement asociaux, désormais utilisés à d'accomplissement de desseins plus nobles, ex: l'homme ayant sublimé sa tendance à faire souffrir en l'art de chirurgien. (51)

Freud: le rêve traite souvent les éléments réellement important comme s'ils n'avaient pas de signification particulière, travestissant ainsi le sens véritable du rêve. Les éléments du rêve ont un sens opposé à leur être. Dans le rêve, la relation logique du déroulement est exprimé par la succession de deux images. (62)

L'énergie nécessaire à la création du rêve provient de l'intensité de l'expérience infantile, mais le rêve, jamais ne viendrait à l'existence si aucun événement récent n'avait ravivé l'expérience ancienne, rendant ainsi possible l'existence du rêve à ce moment particulier. (63)

Freud: Le rêve constitue l'accomplissement des désirs infantiles, irrationnels. mais, soumis à l'influence du censeur, il présente la satisfaction des désirs sous une forme déguisée. (74)

Jung et Silberer rajoute à la théorie freudienne. Ils déclarèrent que chaque rêve représente les désirs du passé, mais est aussi orienté vers l'avenir, car sa fonction est d'indiquer les buts et les dessins du rêveur. Freud refusa semblable correction apportée à sa thèse et maintenait que la seule interprétation possible du rêve était de voir en lui la réalisation des désirs profond.

Jung: Tenta d'interpréter le rêve comme l'expression de la sagesse de l'Inconscient et se passé de plus en plus de la libre association. C.a.d. laissé tombé les idées Freudienne et en développé de nouvelles. L'esprit inconscient est parfois capable de faire preuve d'une intelligence et d'une volonté bien supérieures à notre capacité d'appréhension consciente et délibérer. Donc plus sages et sensés dans le sommeil que dans la veille. Alors est-ce d'une provenance de révélation transcendante ou d'une pensée vraiment notre? (78)

Freud: affirme que tous les rêves sont l'expression de la nature irrationnelle et asociale de l'homme.

Jung: postule que les rêves sont les révélations d'une sagesse inconsciente, transcendante à l'individu.

Fromm: les rêves traduisent toutes les formes possibles d'activité mentale, exprimant aussi bien les forces irrationnelles qui nous habitent que la raison et la moralité, exprimant ce qui, de nous, est le pire aussi bien que le meilleur. (89)

Platon: il s'agit essentiellement de l'expression de ce qui, en nous, est sauvage et terrible, et , tout simplement, cette expression est moins violente chez l'homme qui, ayant atteint à plus de maturité, a gagné aussi plus de sagesse. (Républiques L. IX)

Aristote: nous sommes capables, durant le sommeil, de plus de perspicacité, de plus de subtilité pour observer d'infimes phénomènes physiologiques préoccupés de nos desseins et des principes de notre action, nous acquérons d'eux une vison plus claire que dans la veille. Cependant, Aristote ne va pas jusqu'à soutenir que tous les rêves ont une signification profonde, au contraire, selon lui, nombre d'entre eux sont tout à fait accidentels, et par conséquent, ne méritent pas que l'on ajoute foi à leur fonction prédicatrice (divination livre). (97)

Lucrèce s'approche très près de la théorie Freudienne de la satisfaction des désirs, bien qu'il ne mette point l'accent, somme Freud, sur la nature irrationnelle de ces désirs. Il affirme que nos songes sont hantés par le souci des objets mêmes qui mous ont intéressés dans la vie de veille, ou qu'ils répondent à des besoins physiques auxquels le rêve apporte satisfaction. (100)

Artémidorus: cinq espèce de rêves

1- rêve: un rêve découvre la vérité sous une figure caché ( est une image exprimé en langage symbolique).
2- vision: une vision se produit quand un homme, éveillé, voit réellement ce qu'il avait vu, endormi.
3- oracle: un oracle est une révélation ou un avertissement que nous donne, durant notre sommeil, un ange ou un saint, afin que, d'après leur information, nous puissions accomplir la volonté de Dieu.
4- fantaisie: la fantaisie se produit à l'instant où les affections, trop véhémentes, remontent au cerveau, durant notre sommeil, et s'y heurtent aux esprit les plus vigilants, ainsi l'objet qui, pendant le jour, a occupé nos pensés, nous l'imaginons pendant la nuit (Freud - Platon, exprime nos désirs irrationnels).
5- apparition: une apparition n'est rein d'autre qu'une vision nocturne se présentant aux faibles, aux petits enfants et aux vieillards (rêves pleins d'inquiétudes). (101)

Tous les rêves, sans exception, sont signifiants, les rêves sont des messages importants de nous-mêmes à nous-mêmes. (103)

Talmud: (Rabbi Chisda ou Rabbi Jochanan)

1- le rêve du matin: contient un jugement rationnel qui nous permet de voir plus clairement les forces agissant en nous-mêmes ou en d'autres personnes, ce qui, parant, autorise la prédiction des événements. Le sommeil du matin est moins profond que celui du début de la nuit, et le dormeur est bien proche de la claire conscience de la veille.

2- le rêve qui se rapporte à une personne étrangère: autrui à souvent sur nous un jugement meilleur que celui que nous portons nous-mêmes sur nous-mêmes, et que, de plus, dans l'état de sommeil, le regard jeté sur nous par autrui est particulièrement pénétrant et permet ainsi la valeur de présage du rêve.

3- le rêve qu'interprète un autre rêve: dans l'état de sommeil, nous sommes capables d'une saisie intuitive grâce à laquelle il est possible d'interpréter un rêve en rêvant son "interprétation", prouvé par l'hypnose. (103)

St-Thomas d'Aquin: la cause des songes est tantôt intérieur, tantôt extérieur:
Intérieur:
1- le hasard entre le rêve et la veille.
2- disposition intérieur, corporelle, ex: humeur froide, pour l'eau ou la neige.

Extérieur:
1- corporelle
2- spirituelle (Dieu ou le démon qui parle). (105)

Hobbes: affirme que tous les rêves sont le résultat de stimuli somatiques. Les rêves sont l'inverse des imaginations à l'état de veille. (110)

Bergson: à l'état de veille il nous vient à la mémoire ce que nous avons de besoin pour la situation présente. Veiller et vouloir sont une seule et même chose. La parti la plus noble ou la partie la plus sauvage ce fait entendre dans les rêves. (116)

Souvent, seul le rêve est susceptible de montrer qu'un épisode qui, consciemment, n'était pas vécu comme signifiant, était en réalité extrêmement important, et d'indiquer en quoi consiste cette importance.

Ce qui importe, c'est de comprendre la texture du rêve dans lequel le passé et le présent, le caractère et l'événement réel, sont tissée ensemble en un dessin qui nous révèle beaucoup de choses sur la motivation du rêveur, les dangers dont il doit avoir conscience, et les buts qu'il doit fixer dans son effort pour atteindre le bonheur. (126)

Des symboles identiques sont susceptibles de significations différentes et que leur interprétation exacte dépend de l'état d'esprit qui était prédominant avant que le rêveur ne s'abandonne au sommeil, et qui, par conséquent, continue d'exercer son influence durant le sommeil. (132)

Les rêves nous fournissent un fil conducteurs pour déceler la qualité, mais non la quantité de nos désirs et de nos craintes cachés, ils permettent une analyse qualitative, mais non quantitative. (135)

La vison d'une cité est l'accomplissement d'un désir. (146)

L'élément le plus important dans le contenu réel d'un rêve ou d'un mythe apparaît comme une partie beaucoup moins importante, ou même insignifiante, de la version manifeste, tandis que telle partie essentielle du contenu manifeste n'est qu'une part infime du contenu réel. (171)

Les symboles font allusion à des images ou des mots évocateurs, mais ils peuvent aussi s'associer à des rites ou une action. (193)

Marie-Louise Van Fronz
Rêves d'hier et d'aujourd'hui
Selon Freud, les songes contiennent, sous une forme voilée, des allusions à des désirs pulsionnels dont nous pourrions normalement avoir conscience, si les choses se passait bien.

Selon Jung, ils contenaient un facteur essentiellement inconnu, crée par le fond de l'âme inconsciente et issu de lui, et qu'il s'agissait d'explorer par l'observation expérimentale et empirique, en se penchant sur chaque cas particulier avec l'esprit dégagé d'idées préconçues et empreint d'un souci d'objectivité.

Le rêve provient de 2 souches différentes:
1- d'un côté les contenus conscients tels que les impressions reçues dans la journée etc.
2- et de l'autre les contenus constellé dans l'inconscient
a- provoqués par les contenus conscient.
b- issues de processus créateurs dans l'inconscient.

Le rêve constitue une réaction inconsciente à une situation consciente. Il représente telle qu'elle résultant d'un conflit entre le conscient et l'inconscient. Il manifeste une tendance de l'inconscient qui cherche à provoquer un changement dans l'attitude consciente. Il représente les processus inconscient qui ne permettent pas qu'un lien s'établisse entre eux et la conscience. De tels processus peuvent donc avoir pour fondement soit des événements intervenus dans l'environnement physique ou psychique du sujet, soit des événements appartenant à son passé ou à son avenir. (8)

On peut donc concevoir le rêve comme un drame qui se déroule en nous et dans lequel nous sommes tout ce qui y figure, c.a.d. l'auteur, le metteur en scène, les acteurs, le souffleur et, enfin, le spectateur.

Les rêves ne cessent de nous procurer des connaissances nouvelles sur nous-mêmes.

Il y a aussi l'effet compensatoire.

Grâce à l'attention portée aux rêves, il se crée ce que l'on pourrait qualifier de dialogue ininterrompu entre le moi conscient et l'arrière-plan irrationnel de la personnalité. (10)

Pendant le rêve, on se contemple avec les yeux d'un être autre que nous mêmes, avec le regard de quelque chose d'objectif qui nous scrute en quelque sorte du dehors. voir Dorn (13)

L'inconscient en nous semble posséder une connaissance jusqu'ici inexpliquée de choses qu'il nous est impossible de savoir, tout au moins dans une perspective rationnelle. (15)

Il se contente simplement de dépeindre un fait psychique, et ce, de manière aussi impersonnelle qu'un miroir réfléchit ce qui s'y mire. Ils révèlent une donnée psychique, mais c'est à nous de l'interpréter de la manière juste et d'en déduire les enseignements sur le plan de la morale pratique. (16)

Toutefois, il s'agit de la connaissance de soi dans le sens d'apprendre et de connaître CE que l'on est. (19)

L'interprétation d'un rêve sur le plan du sujet, c.a.d. en tant que drame intérieur où tous les objets et personnages constitutifs du rêve figurent des aspects inconnus de nous-mêmes. C'est pour cette raison qu'au cours de l'interprétation nous nous contentons de demander au rêveur de bien vouloir nous esquisser une image haute en couleur de telle personne rencontrée en rêve, en agrémentant son portrait des sentiments et des affects qu'elle éveille en lui. Après quoi, nous lui "renvoyons" cette même information. Car ce qu'il vient de dire au sujet de la personne apparue dans son rêve est une image de q.q.c. qu'il porte en lui-même.

Un phénomène semblable se produit à l'état de veille, la projection c'est le déplacement involontaire d'une partie de l'âme du sujet sur un objet au-dehors. Quel que soit l'effet perturbateur et même socialement dangereux de la projection, elle a, selon toute vraisemblance, un sens, puisque c'est apparemment par le seul moyen de la projection que la possibilité nous est donnée de prendre conscience de certains processus inconscients.

Donc l'image projetée à l'extérieur, sur une autre personne, est "renvoyée" et que, par conséquent, elle revient à nous, l'effet miroir. (21)

Tout se présente donc comme si la vérité de notre être profond se réfléchissait dans l'intimité du noyau de l'âme, et c'est de ce même point que surgissent les songes qui nous montrent tels que nous sommes en réalité. (26)

Jung baptisa du nom d'amplification cette façon de tisser tout autour du rêve une étoffe d'idées et d'expériences. Il s'agit donc de l'élargissement et de l'élaboration du songe à l'aide d'idées inspirées par le rêve et de conceptions apparentés à son thèmes.(32)

Les rêves qui jaillissent de cet inconscient témoignent de la présence d'une intelligence supérieure. Tout se passe comme si un esprit intemporel nous parlait à travers eux. Quoique nous autres humains ayons notre vie propre, personnelle, nous sommes par ailleurs aussi, et dans une proportion importante, les représentants, à la fois victimes et constructeurs, d'un esprit collectif dont les années de vie sont des siècles. Nous pouvons évidemment nous bercer, notre vie durant, de l'illusion de n'en faire qu'à notre tête, sans jamais découvrir que, pur l'essentiel, nous n'étions autre chose que des figurants sur la scène du théâtre du monde.

Chaque rêve devrait être pris individuellement et il fallait à chaque fois découvrir à nouveau le sens particulier qu'il véhiculait. (32)

Comme pour chacun d'entre nous, ses propres rêves furent pour lui les plus difficiles à comprendre et à interpréter. (33)

Jung estime que l'inconscient, en tant que créateur du rêve, ne sait pas exprimer son savoir et ses tendances d'une manière plus claire, à cause de l'effet d'éteignoir que la conscience exerce sur l'inconscient. Le contenu "illuminateur" du rêve se comporte comme la lueur d'une chandelle qui pâlit dès qu'on allume la lumière électrique de la conscience. Il entendait par signification compensatrice du rêve rééquilibrant les unilatéralités qui se sont installées sur le plan de la conscience. (36)

Deux couches dans l'inconscient:
1- l'inconscient personnel, occupé par des complexes, souvenirs, éléments refoulés et autres contenus personnels.
2- l'inconscient collectif, qui possède la même structure fondamentale chez tous les êtres humains et qui s'exprime dans les pensées, sentiments, émotions et fantasmes que l'on retrouve sous une forme toujours semblable chez tous les peuples de la terre. Rêves archétypiques (comportement innés que l'espèce humaine possède en commun). (36)

Jung consignait avec soin tous ses rêves dans un livre qu'il illustrait de dessins. Il demandait à ses patients et amis de faire de même. Dès qu'il avait saisi ce que l'inconscient exigeait de lui dans un rêve, il obéissait aussi tôt et le mettait en pratique.

Le rêve donne avant tout à l'être humain la possibilité d'atteindre à sa totalité intérieur, dénommée l'individuation.

Il dénomma synchronicité une concordance entre le thème des rêves et un événement intérieur comportant antre la même signification, en l'absence de tout lien de cause à effet. On constate effectivement, lorsqu'on s'occupe régulièrement de ses rêves, que de telles coïncidences de ses entre l'extérieur et l'intérieur interviennent avec une certaine fréquence (rapport entre l'inconscient et la matière). (39)

H. Schultz - Hencke
Analyse des rêves
Notions d'ambivalence:

Parmi les choses qui intéressent l'homme, peu nombreuses sont celles qui n'éveillent en lui qu'un seul désir. Une pomme l'attire, non seulement par son goût et par son parfum, mais aussi par sa saveur. La beauté de la pomme incite l'homme à la garder; sa saveur par contre le tente, et, s'il a faim, il voudrait la manger. Les actes provoqués par un besoin, peuvent être diamétralement opposés quant à leur effet, à ceux provoquées par un autre besoin apparu en même temps. Différents besoins apparaissent en même temps, ou du moins, se suivent de très près.

Cette ambivalence, peut provoquer en lui le sentiment d'inquiétude, de souffrance ou de supplice même. Mais l'homme en général, l'homme moyen, n'éprouve pas son ambivalence comme un supplice. Il se sent d'ailleurs si impuissant vis-à-vis d'elle, qu'il a plutôt tendance à la minimiser. Il peut toutefois y avoir des sentiments de culpabilité. L'homme est inquiet et tourmenté jusqu'au moment où intervient un compromis. On peut parler aussi de renoncement. Pour parer à cette ambivalence, il faut qu'une de ces influences prenne le dessus. On aboutit à la conséquence logique de cette situation, à la recherche instinctive d'une solution (ici on peut parler aussi du phénomène de compensation). Et par conséquent une forme de paix remplace cette inquiétude.

Autrement dit, un des besoins cède et se retire à l'arrière plan, tandis que l'autre prend la première place sans qu'intervienne un sentiment de malaise. Il arrive aussi que les deux besoins se trouvent réduits. Pour comprendre les rêves nous essayons de comprendre le domaine du vécu qui se dérobait jusqu'à présent à la connaissance.

Il y a différent chemin que nous utilisons pour résoudre cette ambivalence, pour finalement arriver à une paix intérieur dont on a tant de besoin. Il y a la satisfaction progressive des besoins, la sublimation, le renoncement, l'inhibilation et le refoulement.

L'inhibé, le latent pénètre toujours dans la conscience. Les expériences affectives, les attitudes remplacent régulièrement à l'état de veille les tendances et les besoins inhibé.

Le moi est le dirigé et non le dirigeant.

Le rêves miroir de la vie éveillé:

Le rêve se présente à nous sous forme tout à fait spéciale, notamment (sauf quelque cas particuliers) comme un souvenir. Nous nous rappelons avoir rêvé.

Si on cherche dans l'état de veille de l'homme les éléments bizarres qui offrent le plus de ressemblance avec le rêve, on constatera qu'il ressemble surtout à un produit de l'imagination. Comme ce dernier, c'est une représentation et pas une perception.

En considérant le rêve, el qu'il apparaît dans le vécu, comme une représentation des tendances latentes, des arrangements latents entre le rêveur, le monde ambian et l'humanité, le contenu inconscient ainsi compris, joint au moyen d'expression mythologique, peut-être défini comme une ombre. Il s'agit de quelque chose de vécu jadis d'une façon consciente et qui fut ensuite inhibé ou refoulé.

Robert Bossard
Psychologie du rêve
La conscience n'est qu'un phare dans la nuit, qu'une grosse partie du psychisme est inconsciente et que dans cette part inconsciente réside notre véritable personnalité profonde, l'interprétation des rêves est devenue une méthode d'exploration commode de d'inconscient. (6)

... en insistant sur la possibilité d'utiliser les rêves pour le développement des tendances constructives de l'individu. (8)

La mémoire des rêves peut s'exercer et ,en cherchant à reconstruire son rêve sitôt après le réveil, on obtient des résultats le plus souvent remarquables. (46)

Comme le processus de restauration physiologique, il est possible que se déroulent pendant le sommeil des processus qui correspondraient, comme une sorte de restauration et de réparation psychique, à la régénération physiologique des cellules. (47)

En partie on peut considérer le rêve comme un gardien du sommeil. La conscience du rêve, par des scènes captivantes, détourne de la perception adéquate l'attention de ce qui subsiste de la fonction du Complexe-du-Moi, et sauve ainsi le sommeil. Ex: L'envie d'uriné durant le sommeil, peut se traduire dans le rêve à être entrain d'uriné. Ou le cadran qui sonne peut être représenté dans le rêve par une mitraillette. (48)

On pourrait aussi dire qu'il y a une forme de résistance contre les désirs de la tendance au réveil, fait à propos duquel il faut encore remarquer que le réveil passager ne sert le plus souvent qu'à éliminer les inhibiteurs du sommeil avec l'aide de l'appareil central fonctionnant normalement, par exemple à refouler une couverture qui gêne la respiration ou à adopter une position plus commode. (49)

Parfois il suffit, pour sauver le sommeil, que la conscience du rêve mette à profit certaines illusions de la mémoire; l'action qui devait être accomplie est représentée comme déjà exécutée à ce qui subsiste de la conscience vigile. (51)

Deux types de consciences: conscience du rêve et conscience vigile.

Dans un endormissement hésitant, il peut se livrer un combat en règle entre les deux consciences, combat au cours duquel tantôt l'une, tantôt l'autre paraît l'emporter. Et, même quand la conscience du rêve a vaincu et la libéré l'homme des peines et des soucis de la conscience vigile, celle-ci persiste sous la forme réduite de la conscience du sommeil qui veille sur les intérêts vitaux de l'organisme. Lors de la remise en activité progressive du système animal, avant que ne soit atteint le seuil de la conscience vigile, un conflit a lieu, analogue à celui de l'endormissement. (56)

Les émotions fortes sont plutôt défavorable à l'état de conscience vigile. Ex: les cas extrêmes peuvent conduire à une paralysie partielle (peur intense) ou des accès de colère aveugle. Le maximum de clarté de la conscience vigile est atteint manifestement dans le processus purement intellectuels. (57)

Dans l'état de fatigue et lors de l'endormissement, le degré de clarté de la conscience subit une réduction progressive.

A quel point dans de telle conditions l'alourdissement de la pensée logique orienté vers un but et le rétrécissement du champ de l'attention unies à la persistance du contenu actuel de la conscience, modifient l'aspect normal de la conscinece vigile?

Comme le démontre E. Trömner dans son tableau de séries de nombre, les chaînes normales d'association se rompent dans l'endormissement, pour être ensuite remplacés par d'autres sous l'action de la conscience du rêve. Les représentations ne sont pas ordonnées conformément aux expériences de la vie éveillé; l'événement du rêve n'est pas coordonné avec la totalité du contenu de notre pensée. Ex: une femme est d'abord étrangère, puis une tante, mais en réalité nous les connaissons fort bien. Les valeurs éthiques ou esthétiques habituels des représentations visuelles font défaut ou sont modifiés. Modifiées aussi les notions normales de l'espace, du temps et de la causalité. Les barrières spatio-temporelles sont levées pour les rêveurs; les relations du moi avec le passé et l'avenir sont déconnectées; l'enchaînement des processus du rêve est en contradiction avec le lien causal qui règne à l'état vigile. (59)

Il se constitue progressivement au cours de l'enfance, pour devenir enfin à l'âge adulte le complexe-du-moi complètement développé. On peut distinguer au point de vue du contenu de la conscience, en général, deux groupes principaux, dont l'un est formé par les sensations organiques plus ou moins intenses, tandis que l'autre est constitué par le trésor de nos expériences que la mémoire a pu conserver, expériences lors desquelles la conscience, affectée d'une tonalité joyeuse ou douloureuse, d'être ainsi ou autrement, a été plus ou moins marquée. Lorsqu'on est plongé profondément dans un travail, le complexe-du-moi passe à l'arrière-plan avec tout le contenu de l'esprit inutile à ce travail.

Tandis que dans les moments décisifs pour l'existence le complexe-du-moi s'élargit et s'intensifie singulièrement: la totalité des heurts et des conflits du Moi avec lui-même et avec le monde extérieur sont alors présents à l'esprit. (59)

La séparation fonctionnelle du complexe des fonctions cérébrales dans l'endormissement détermine alors aussi la dissociation du complexe-du-moi, de sorte qu'il ne fait plus face comme dans l'état vigile aux éléments disparates isolé de notre conscience, en contrastant plus ou moins avec eux.

Des éléments caractéristiques de la personnalité sont substitués ceux d'autres personnages qui interviennent dans le rêve ou que le moi-du-rêve subit toutes sortes de métamorphoses (subtitution du moi). (61)

La conscience du rêve élude d'une manière subtile les objections des restes fonctionnels de la conscience vigile; les vérifications par les organes des ses échouent, parce que les sensations qui devraient éclaircir la situation réelle sont simplement fournies par le stock de représentations. (63)

Assez souvent les fonctions de la conscience vigile (l'autorité, compétence du moi vigile, centralisateur) refusent de servir le moi-du-rêve et l'on est arrivé à cette conception que ce moi n'agissait pas à proprement parler par lui-même, mais qu'on agissait avec lui. Quelles forces gouvernent le déroulement du rêve, et si derrière le complexe-du-moi empirique il n'y aurait pas un Soi donné a priori qui entreprendrait dans le rêve les tâches centralisatrices et qui ainsi pourrait être tenu pour responsable de la construction logique et unitaire de tant de rêves. (65)

L'observation que dans le rêve on s'empare de préférence de matériaux qui à l'état vigile n'ont pas été clairement perçus ou n'ont pas été examinés à fond, a été confirmée par des recherches expérimentales (Pötzl). Mais il y a toujours des exceptions. (71)

La conscience du rêve reçoit certaines excitations et les incorpore d'une manière plausible dans le rêve en cours de déroulement, mais non que le rêve tout entier remonte à l'excitation en question. (78)

La conscience du rêve, quand elle élabore d'une manière autonome, possède un langage qui lui est propre et obéit à d'autres règles que la conscience vigile. (85)

Dans les rêves on peut suivre de faciles tendances à la formation d'une deuxième chaîne de souvenirs. Les cas n'est pas rare où un sujet reprend son rêve la deuxième nuit au point où il l'avait laissé la nuit précédente, tout comme si pendant la journée intermédiaire ou le jour suivant il était parvenu à la conscience. (86)

La conscience du rêve est tout simplement une possibilité d'expression privilégiée, une image aux intrications multiples du jeu de forces entre nos tendances les plus basses et les plus hautes, et par conséquent un champ de recherches fertile. (95)

Projection: (Jung) Le transfert d'un processus subjectif dans un objet. Il désigne la localisation de nos sensations dans l'espace. Lors du sommeil, les sensations et les représentations ne peuvent plus être identifiées ni localisées et se mêlent les unes aux autres. Ex: Prendre sa propre respiration pour le ronflement de toute une escouade. (96)

Dans tous les états de projections (Quand les fonctions de la conscience d'ordre supérieur ne sont pas encore complètement développées, comme chez l'enfant. Quand leur efficacité est affaiblie par des processus psychophysiologiques, comme chez les malades mentaux et les rêveurs. Des phénomènes de l'hypnose et de la psychologie des masses. Une forme d'affaiblissement du jugement finalement.), l'homme perd presque complètement la faculté qui autrement lui échoit en suffisance, de distinguer les éléments subjectifs que toutes sortes d'aspirations, de désirs, de tendances instinctives ont projeté sur l'objet, éventuellement sur ses semblables, des qualités qui lui appartiennent en réalité. Nous voyons certaines personnes ou les aspects des choses, tels que nous souhaiterions les voir et non tels qu'ils sont en réalité. Des hommes médiocres apparaissent à la masse comme des héros et des guides idéaux... (98)

Les contenus de la conscience vigile qui se trouvent dans le champ de l'attention, sont appréhendés dans une perpétuelle transformation, mais il s'agit là de mutations plus ou moins brusques, tandis que dans le rêve on a affaire à des changements fluides. (99)

Il se produit dans le rêve une transmutation progressive, dans laquelle les stades intermédiaires, par-dessus lesquels sauterait la conscience vigile, sont pris en considération et traduits en images. (102)

C'est une fonction importante de la conscience du Moi évoluée, d'extraire du courant des états de conscience le présent spatio-temporel, le Moi du rêve ne peut s'accrocher à aucun point fixe. (102)

Pour quelques catégories des fonctions de la conscience, on ne peut faire aucune différence entre la veille et le rêve. Un état affectif ou un acte de pensée par exemple peuvent se dérouler et être ressentis exactement de la même façon dans le rêve qu'à l'état de veille, bien qu'ils baigne dans une autre structure de conscience. (125)

Les impressions envoyées par les organes des ses aux centres corticaux jouent dans le rêve un rôle important. Ce qui est surprenant c'est le manque de proportion entre l'intensité de l'excitation et la perception du rêve. (136)

Au point de vue diagnostique, il est précieux que dans le rêve puissent apparaître des sensations organiques qui autrement passeraient inaperçues; la maladie et la mort projettent ainsi à l'avance leur ombre sur les rêves. Les faibles irritations qui se forment par suite de modifications pathologiques dans les organes atteints, sont sans doute encore trop faibles pour s'imposer à la conscience vigile, mais dans le sommeil, quand les stimuli plus intenses du mondes extérieur disparaissent ou s'affaiblissent, elles parviennent à la conscience du rêve. (138)

Le rêve, que l'on meurt ou que l'on est mort, ne se rapporte pas le plus souvent aux processus vitaux, mais aux processus de transformation psychique. (143)

Il nous faut constater que les excitations des organes des sens, particulièrement l'ouïe, le touché et l'odorat, peuvent être exploitées par la conscience du rêve, mais qu'elles ne sont nullement dans une relation causale déterminée avec les images du rêve. Les stimuli externes ou organiques, dont le relations avec les images du rêve sont assez peu cohérentes, sont incomparablement moins importants que les forces formatrices du rêve. (147)

La conscience du rêve a dans certains cas à sa disposition, pour construire les images du rêve, des groupes de représentations oubliés ou refoulé, qui autrement entrent à peine dans le champ de la conscience, tels que les éléments de forme archétypiques, supra individuels. (150)

La désagrégation de la personnalité vigile n'exclut sans doute pas le déploiement des tendances idéales, comme il s'en manifeste d'aventure spontanément dans le rêve, mais elle donne en même temps la voie libre à un comportement véritablement inhumain, à un déchaînement de forces instinctives, que ne bride aucune espèce de scrupule moral. (158)

Des affects violents, dont notre conscience vigile à su s'affranchir, par exemple les états anxieux, se produisent fréquemment dans le rêve. Dans pas mal de cas, l'analyse psychologique profonde permet de découvrir un rapport caché entre les affects du rêve et des événements de la vie éveillé, si bien que le sentiment hors de proportion avec la situation du rêve prend un sens au cours du travail d'interprétation. (158)

Parmi le sentiments qui mettent en branle la vie du rêve, l'angoisse, de crainte, d'horreur occupe une position dominante. (159)

Des phantasmes de cauchemar, dans lesquels se cachaient, derrière des images de mythes démoniaques, des besoins et des désirs sexuels, ont joué un rôle important dans le monde des représentations ténébreuses des procès de sorcières. (161)

Un affect d'angoisse déterminé par la situation de vie actuelle est, sur la base d'analogies plus ou moins fortuites, transféré sur un événement antérieurement vécu. (161)

R.Brun croit pouvoir, d'un point de vue biologique, défendre la thèse que, pour parler un langage dynamique, toute angoisse renferme un élément d'énergie refoulée. Transformée (libido), de cet instinct qui a été privé de son issue normale par une menace subite, par un refus extérieur ou intérieur, ou tout autre empêchement de cette sorte. (168)

Le cauchemar est une transformation symbolique par les contenus de l'inconscient profond, des données chargées d'angoisse du développement psychophysiologique. (170)

D'après M.Neumann, l'angoisse est l'expression affective de l'impression ou de l'illusion d'être menacé dans la totalité ou dans une partie de son existence. Ainsi l'homme éprouve ou peut éprouver de l'angoisse devant tout ce qui menace son intégrité, devant toute désintégration de sa personne: douleur corporelle, blessure corporelle, maladie corporelle ou mentale: devant la perte de biens de toute sorte, qu'il s'agisse de valeurs matérielles, idéales, ou affectives, devant la perte de sa liberté mais surtout devant l'anéantissement total, l'extinction complète, la mort. (172)

La méthode qui consiste à considérer l'instinct sexuel comme le prototype des forces instinctives, est justifiée. (173)

La sexualité dans le rêve peut être une satisfaction sexuelle inhibée dans la conscience vigile, au sens de la théorie freudienne de la satisfaction des désirs, mais l'image du rêve peut aussi indiquer tout simplement une inhibition d'agression, dont le caractère exact reste à rechercher, et qui a été transférée dans le domaine sexuel. (174)

"Un être pénètre dans un autre", le coït (passif) serait la représentation symbolique d'un acte de dévotion réceptif du rêveur à l'égard d'une partie de ses possibilités psychologiques, il indiquerait donc un processus d'individuation. Des comparaisons avec la signification culturelle du coït dans les coutumes religieuses orientales, où l'acte sexuel possède une valeur symbolique, s'imposent ici et confirment le caractère collectif de mainte image de rêve. (174)

Particulièrement à l'époque de la puberté, l'expérience sexuelle, désirée sous forme de représentations obscures et imprécises et cependant redoutée, se ménage une expression symbolique, accompagnée des affects correspondants (voleur brise sa grande porte, armes d'estoc, de taille et des armes à feu, des animaux, particulièrement des serpents etc...). Jung est cependant rapidement parvenu à ce pont de vue qu'il ne faut pas attribuer à tous ces symboles une signification exclusivement sexuelle; par exemple le symbole du serpent est fondamentalement méconnu, si on l'interprète uniquement de cette manière étroite. (175)

Sans doute la discipline religieuse est la plus forte protection contre le débordement des instincts; mais religion et sexualité ont d'autre part des connexions étroites, une parenté intime. Le don affectueux de soi à l'autre, le désir profond de l'union la plus intime avec lui, et ainsi la fusion avec l'Inconnu que l'on s'efforce d'atteindre au prix de l'aliénation de sa personnalité, sont leurs traits communs. L'essence commune de l'esprit et de l'âme est "une aspiration, un appel, un penchant, une chute vertigineuse vers l'objet désiré et recherché", objet situé hors de nous, de telle sorte que l'esprit tend au divin et l'âme au sensible. La langue du rêve doit tout particulièrement montrer la faculté aimante de notre nature à ne faire qu'un avec un autre, plus haut ou plus bas que nous. (178)

À travers l'extase religieuse de maint et de mainte mystique médiévale transparaît souvent la parenté avec des fins de l'instinct sexuel. Les sentiments et le langage de l'amour terrestre furent dans une large mesure, transférés au domaine de l'amour divin. (179)

Le conflit entre l'esprit et les instincts est un problème existentiel inéluctable. À quel point la situation de l'homme d'aujourd'hui, caractérisée par une attitude d'esprit rationnelle (c.a.d. la répression des instincts par une énergie volontaires), et par une formation rationalisée à l'excès, est aggravée ou avilie par l'inévitable conflit entre les deux pôles de son être. Les forces de conviction qu'eurent les grandes religions mondiales, ne sont plus contenues et unies par une réflexion consciente de ses responsabilités sur les devoirs et les instituions de l'homme, l'exaltation créatrice fait place à une dangereuse promiscuité de conceptions et de comportements contradictoires, qui donne lieu à un combat destructeur de la personnalité et à des développements menaçants pour la vie. (180)

Tandis que notre éducation amène bientôt l'enfant à admettre que la vie du rêve a un caractère imaginaire et qu'il n'y faut prêter aucune attention, le primitif, prenant au sérieux la vie du rêve, en tire des conséquences en ce qui concerne sa conduite à l'état vigile. (187)

L'enfant projette les fantasmes de son univers de représentations sur des objets à peu près arbitraires. Des bouts de bois sont des voitures de chemin de fer, des poupées, qui sont pourtant loin d'être d'après nature, sont de vrais petits enfants. La dernière conséquence de la projection consiste dans l'identification, le défaut de stabilité et de distinction du Moi a pour effet que l'enfant croit passagèrement être une autre personne. Pour le primitif, la magie et la religion reposent sur ces relations magiques avec l'objet, qui ne sont autres que la projection de contenus inconscients sur l'objet. (189)

La recherche psychothérapeutique de l'inconscient doit par suite se contenter d'éclairer et de rendre conscientes les forces qui dorment en lui. (225)

Les rêves dignes d'être interprétés se signalent en général par le fait qu'ils restent fixés dans la mémoire, alors que la foule des rêves indifférents a tôt fait de s'enfuir. Les rêves qui laissent l'impression la plus forte sont ceux qui proviennent des couches les plus profondes de l'âme, et qui représentent par des images fascinantes des problèmes humains généraux. (235)

Avec les associations dites libres (Freudienne), j'arrive ainsi naturellement à tous mes complexes, mais pour ce faire un rêve est inutile, j'y arriverais aussi bien avec un écriteau ou une phrase du journal. Avec les associations libres, les complexes ressortent, mais le sens du rêve ne se révèle qu'exceptionnellement. Pour comprendre ce dernier, je dois autant que possible m'en tenir étroitement aux images du rêve.

En psychologie analytique, nous utilisons l'amplification dans l'interprétation des rêves car le rêve est, à l'égard de son intelligibilité, une ébauche trop pauvre, qui doit par conséquent être enrichie par un matériel associatif et analogique et être renforcée jusqu'à ce qu'on puisse la comprendre.

L'intelligence des symboles ne peut être extraite d'un catalogue de symboles, mais suppose chez l'interpréteur, d'une part une culture étendue en psychologie et en histoire de la civilisation, et de l'autre une intuition bien développée. (237)

Jung distingue quatre phases dans le rêve:
a)- L'exposition (temps, lieu, personnages du drame).
b)- L'intrigue, au cours de laquelle la situation se complique, sans que l'on sache rien de son issue.
c)- Le point culminant ou péripétie, qui comprend le tournant décisif.
d)- Le dénouement, qui représente la solution ou le résultat produit par le travail du rêve, et qui peut manquer parfois.

L'étude de séries de rêves, c.a.d. de rêves qui se rattachent les uns aux autres par le sens pendant un temps plus ou moins long, offre une plus grande certitude que celle de rêves isolés. Toute interprétation est une hypothèse, une simple tentative pour déchiffrer un texte inconnu. Il est rare d'interpréter avec une certitude même approximative un rêve isolé obscur. (238)

En général on peut distinguer les 5 étapes suivantes dans l'interprétation:
a)- Réduction à des stimuli provoquant le rêve.
b)- Réduction à des événements de la journée.
c)- Interprétation régressive.
d)- Interprétation progressive.
e)- Interprétation supra-individuelle. (241)


Charles Baudouin
L'oeuvre de Jung
La préocupation centrale de Freud était d'aboutir à des complexes à l'aide des associations libres en utilisant les rêves comme point de départ. Jung souligne que si, à partir d'un point de départ quelconque, on établit une chaîne d'associations, on aboutit immanquablement à un complexe, sans avoir besoin d'un rêve pour cela. Néanmoins le rêve inspire plus que le fait-divers.(74)

Par amplification, Jung invoque l'interventionnisme du thérapeute dans les associations libres du patient, pour le ramener au sujet du rêve s'il s'en éloigne trop. Le Dr. Cahen fait remarquer qu'il faut avoir recours à la méthode des amplifications qu'avec la plus grande prudence et en tout dernier ressort. Et que le non interventionnisme extrême de certain freudiens est loin d'être irréprochable.(75)

Le rêve n'est pas seulement un reflet passif des désirs et de leurs conflits, mais une activité autonome pour compenser ceux-là, pour résoudre ceux-ci, une activité digne de la plus grande attention et de celle notamment du thérapeute, qu'il est important d'ausculter pour la seconder.(75)

Deux interprétations possibles du rêve, l'une sur le plan de l'objet, l'autre sur le plan du sujet. Et selon Jung, il pourra être opportun, d'envisager un seul et même rêve tour à tour sur chacun de ces deux plans. Par exemple sur le plan de l'objet un rêve pourrait signalé la tyrannie d'un père ou d'une mère que le rêveur subit et que sur le plan du sujet, le même rêve pourrait démontrer certaines tendances à voir la soumission, la sécurité ou le masochisme. Alors à ce moment ont peu parler d'une unnion entre l'objet et le sujet du rêve, c.a.d une tendance. Dans le rêve le sujet et l'objet sont mal distingués et peuvent s'exprimer curieusement par une seule et même image. Un même personnage représente, d'une part une personne de la vie réelle à qui le rêveur a à faire, d'autre part une manière d'être du rêveur lui-même, une tendance, une attitude qui s'est activée en lui au contact de cette personne: ainsi l'ennemi et l'agressivité, l'être aimé et l'amour (ne dit-on pas parfois "mon amour" à l'être aimé?).(76-77)

À ce moment on peut parler du phénomène de la projection, c.a.d. attribué à l'objet ses propres mouvements inconscients. Jung indique que tout ce qui est inconscient est, par le fait même, projeté. L'interprétation sur le plan du sujet permet de saisir les difficultés et les conflits qu'a l'individu dans et avec le monde extérieur en tant qu'image réfléchie, la reproduction de ce qui passe dans son âme. Elle peut ainsi amener le retrait des projections et la résolution des problèmes dans le cadre de la propre psyché. Ce n'est que lorsque l'on considère jusqu'où conduisent, dans le monde extérieur, les projections sans fin des propres caractères et complexes sur d'autres personnes, que l'on peut apprécier à sa juste valeur l'extraordinnaire importance de cette mthode jungienne de connaissance.(77)

Freud parle du rêve plutôt comme guardien du sommeil. Les conceptions de condensation, déplacement, surdétermination, censure font apparitions et explique le travail du rêve. Le symbole pour Freud ressemble plus à un processus de déguisement (déplacement) tandis que Jung conteste cela.(81)

Pour Freud le symbole indique qu'il y a quelque chose caché, de censuré et qu'il suffit de le découvrir, en fin de compte c'est de remplacé un mot pour un autre. Jung croit plutôt que le rêve et ses symboles ne sont pas une façade, qu'il est entièrement et seulement ce qu'il est. La question se pose alors de savoir pourquoi tel substitut est intervenu de préférence à tel autre.(82-83)

Freud avait vu d'abord dans le rêve un guardien du sommeil, (je rêve que je me lève, ce qui me permet de continuer de dormir avec bonne conscience); puis, plus largement, une réalisation imaginative de désirs, ce qui se situe bien dans la même ligne, car, en donnant cette satisfaction aux désirs, le rêve diminue leur tension (laquelle peut compromettre le sommeil). Jung, qui souvient du rôle de la compensation invoquée souvent en psychologie par Alder, voit essentiellement le rêve comme un phénomène de compensation et de correction. Cette vue du rêve est un élargissement par développement logique de la vue proposé par Freud.(86-87)

Si des tendances refoulées, non réalisées, réclament par le rêve leur voix au chapitre, ne sommes-nous pas alors sur la voie d'un équilibre énergitique qui tend à se rétablir entre inconscient et conscient, entre une opposition irréductible qui s'élève et une majorité qui s'obstine à maintenir artificiellement sa suprématie tyranique? Le rêve-désir n'est qu'un cas particulier du rêve-compensateur. Pour Jung, Freud ne voyait dans le rêve que la réalisation de désirs, de souhaits et la protection du sommeil. Alors que l'idée fondamentale d'une fonction biologique compensatrice est certainement à retenir. Son objet principal, c'est la vie consciente. Les rêves se comportent comme des compensations de la situation consciente qui les a vus naître.(88)

Je prétend avec mon ami et collaborateur A.Maeder que le rêve est une autoreprésentation, spontanée et symbolique, de la situation actuelle de l'inconscient. Notre conception s'apparente ici à celle de Silberer.(89)

Pour Jung le rêve n'est pas seulement l'expression de l'inconscient. L'intuition est une activité de l'inconscient, en même temps qu'une sorte de divination épousant la durée.(89)

Jung distingue, des rêves compensateurs, ceux qu'il nomme prospectifs et qu'on pourrait dire intuitifs. La fonction prospective se présente sous la forme d'une anticipation, surgissant dans l'inconscient, de l'activité consciente future; elle évoque une ébauche préparatoire, une esquisse à grandes lignes, un projet de plan exécutoire. Son contenu symbolique renferme, à l'occasion, la solution d'un conflit. Il serait injustifié de les qualifier de prophétiques, car ils le sont, au fond, tout aussi peu qu'un pronostic médical ou météorologique.(90)

Pour les rêves dits télépathiques et prémonitoires, il faut reconnaître que le phénomène existe autant pour Freud que pour Jung.