J'ai l'honneur de t'annoncer cher Tromal, que je vais être le récipiendaire du prestigieux prix de l'ordre des Zanibars. La semaine prochaine, ils me présenteront la sphère de Nénuial.

Ceci est dû à ma recherche sur le "complexe de Ravatar". Je l'ai nommé après mon nom, tu sais moi et l'humilité faisons bon ménage.

Mais, me diras-tu, qu'est-ce que le "complexe de Ravatar"? Et bien voici:

L'homme a cette capacité de se retrouver avec un beau gros bedon. C'est quelque chose de typiquement masculin et très rare chez les femmes. Par exemple, les Québécois qui vont en Floride et qui exposent à tous leurs majestueux trophées. Il faut dire que dans le passé ceci était signe de richesse.

Après plusieurs années de recherche, j'ai finalement trouvé pourquoi l'homme a tendance à avoir un bedon. Si on recule très loin dans le temps. L'homme se demandait toujours pourquoi, seulement les femmes pouvaient avoir des enfants. C'était quelque chose de mystérieux, puisque eux ne pouvaient pas. Jusqu'à un certain point la femme était le mystère le plus difficile à résoudre. Et cet aspect de création de vie par la femme a toujours été une source d'inquiétude pour l'homme. Puisqu'il dépendait totalement de la femme pour augmenter la population de leur village et ainsi leur puissance et leur pouvoir sur les autres tribus.

Avec le temps, cette inquiétude a pris une place importante dans l'inconscient collectif de l'âme humaine. Et comme tout phénomène inconscient, il agit sur nous sans que nous le sachions et l'inconscient a tendance à se "projeter" vers l'extérieur. Alors, le gros bedon de l'homme n'est pas uniquement un problème de stockage de graisse. C'est le désir inconscient de porter un enfant. Autre preuve, quand le bedon est très gros, cad un complexe très prononcer, il ne se voit plus le pénis. Un acte inconscient de castration symbolique, pour se rapprocher le plus possible de l'anatomie féminine. Quand le bedon ou le complexe augmente encore plus, les positions pour faire l'amour changent. Il doit se coucher sur le dos et laisser faire le travail par la femme. Ainsi recréant l'acte d'insémination. Autre preuve, encore une fois, lorsque le bedon est encore plus gros, cad que le complexe arrive presque à une étape de déchirure avec la réalité, le dos commence à lui faire mal, comme une femme enceinte.

Si le complexe s'arrêtait là, une simple psychothérapie pourrait remettre l'individu en question dans un état normal, non complexé. Mais le complexe de Ravatar ne s'arrête pas là malheureusement. Plus que le complexe évolue, plus qu'il se produit un tiraillement dans la psyché de la personne. Il sait inconsciemment qu'il ne peut être une femme, et le désir de le devenir le pousse à renier sa propre identité.

C'est là que l'effet pervers du complexe commence. L'homme se sent coupable alors, il décide de suivre une diète pour maigrir. Il se trouve trop gros. En réalité s'est le tiraillement inconscient qui le pousse à perdre son bedon. Mais en perdant son bedon, au lieu d'éliminer le complexe, il le renforce. Car inconsciemment il prend cela pour un accouchement ou un avortement.

Car même si son bedon diminue, il se sent encore mal. Le mal à l'âme. Il croit que la diète ne fonctionne pas ou il n'est plus capable de la suivre. En réalité le complexe est toujours là. Il recommence le processus. "Il veut se sécuriser avec la notion qu'il puisse, lui aussi, enfanter". C'est la raison pour laquelle les diètes ne fonctionnent pas chez le mâle. Une fois que nous avons un bedon, nous sommes pris avec pour le restant de nos jours.

Ce complexe n'a pas de remède. Il est comme un virus qui s'attache à l'âme. Je prédis que d'ici 100 ans tous les hommes auront des bedons. Alors, les femmes qui n'aiment pas les bedons devront sélectionner un homme qui est dans sa phase d'accouchement.


Salutations respectueuses,
Ravatar